Le Café du monde (appelé aussi « maquis mondial »)


Définition

La méthode de la conversation de café est spécifiquement conçue pour créer un forum vivant de discussion sur des questions qui nous tiennent à cœur. Il s’agit d’une démarche créative orientée vers un dialogue collaboratif, le partage des savoirs et la mise en place d’un climat propice à l’action en groupes de toutes tailles.
Tout est structuré comme dans un café, avec des tables pour quatre personnes, couvertes de nappes en papier, sur lesquelles sont disposées des boissons. Quatre personnes s’installent autour d’une table et s’engagent dans une série de conversations de 20 à 45 minutes chacune sur un ou plusieurs thèmes auxquels ils portent un intérêt particulier. A la fin du premier tour, une personne, le hôte , reste à la table, alors que les trois autres personnes se dirigent vers une autre table. Les hôtes accueillent les nouveaux venus et leur présentent les points essentiels de la conversation qui s’est tenue à cette table. Ces nouveaux convives relient alors entre elles différentes bribes de la conversation, qu’ils déplacent au gré des tables visitées - et ainsi se poursuit la conversation, qui s’approfondit au fil des tours.

A voir


The World Café: http://theworldcafe.com (en anglais)
Ce site, créé par Juanita Brown and David Isaacs, co-auteurs du “World Café” présente une introduction complète de cette méthodologie, plusieurs guides à l’intention de ses utilisateurs, ainsi que des récits et des photos.

Extrait de ce site
Coup d’oeil sur les discussions de café :
  • Invitez des groupes de quatre ou cinq personnes à s’asseoir à des tables de bistrot ou, le cas échéant dans des coins discussion
  • Programmez plusieurs séries de conversation progressives (trois en général), chacune d’une vingtaine de minutes à une demi-heure.
  • Débattez de questions ou de sujets fondamentaux dans votre vie, votre travail ou votre communauté; les autres groupes, installés aux tables voisines, aborderont des sujets analogues
  • Encouragez les hôtes et les membres du groupe à écrire, gribouiller ou dessiner les idées importantes directement sur la nappe, ou bien sur des cartes ou de sets de tables places au centre du groupe
  • Une fois la première série de conversations achevée, demandez à une personne de rester à table : elle jouera le rôle « d’animateur». Les autres participants seront les « voyageurs » ou les « ambassadeurs de bonnes idées », chargés de transporter les questions, les idées et les thèmes principaux au gré de leurs nouvelles conversations.
  • Demandez à l’hôte de chaque table d’accueillir ses nouveaux invités et de leur présenter sommairement les idées, thèmes et questions de la première série de conservations. Incitez les nouveaux membres du groupe à relier et connecter ces idées à celles de leur conversation précédente, en écoutant avec attention et en tirant parti des apports de chacun.
  • En donnant aux participants l’occasion de prendre part à plusieurs groupes de discussion, un lien commence à s’établir entre les idées, les questions et les thèmes abordés. A la fin de la deuxième série de conversations, toutes les tables de bistrot ou tous les coins discussions de la salle auront été enrichis des idées générées par les conversations antérieures.
  • Au troisième tour de conversation, les participants peuvent retourner à leur table initiale en vue de faire la synthèse de toutes leurs découvertes; ou ils peuvent aussi décider de continuer leur balade à travers le café, laissant à leur table le même hôte ou une autre personne, selon les besoins. Parfois, au cours de la troisième série de conversations, on aborde une nouvelle question qui permettra d’explorer plus en détails encore le sujet traité.
  • Après plusieurs séries de conversations, entamez une période de partage des découvertes et des idées par une discussion réunissant l’ensemble du groupe. C’est dans le cadre de telles conversations, semblables à celles des réunions municipales, que les modèles sont identifiés, que les connaissances collectives s’approfondissent et que les solutions émergent.

Histoires


Qui peut m'en dire plus?

  • Sanjini De Silva (sanjini.desilva [at] cgiar.org)
  • Simone Staiger (s.staiger [at] cgiar.org)
  • Nadia Manning (n.manning [at] cgiar.org)
  • Sophie Treinen (sophie.treinen [at] fao.org)