Les radios rurales


Brève description (en incluant si possible une définition)



Historique (si opportun)

L'avènement de la radio communautaire a permis un accès populaire plus large aux organes d'information grâce à l'affirmation en Afrique du droit de réponse et de critique, à diverses formes de rétro information et à des contacts réguliers entre les communicateurs et le public. Comme l'écrivait Bertold Brecht, il y a soixante-trois ans, : «La radio doit cesser de devenir un moyen de distribution pour devenir un moyen de communication ; elle serait le plus merveilleux moyen de communication imaginable dans la vie publique, un immense réseau - elle le serait si elle était capable non seulement d'émettre mais de recevoir, de permettre à l'auditeur d'entendre, mais aussi de parler et si, au lieu de l'isoler, elle lui permettait le contact».

La radio communautaire a permis la participation des non professionnels à la production et à l'émission des programmes, pour utiliser activement les sources d'information mais aussi l'habileté individuelle, et permettre parfois à la créativité artistique, de s'exprimer. La radio communautaire crée des «communications alternatives» habituellement mais pas toujours locales.
Enfin, la radio communautaire permet la participation de la collectivité et des usagers des médias à la gestion et à la prise de décision. L'autogestion est la forme la plus radicale de participation, puisqu'elle suppose un rôle actif joué par de nombreux individus, non seulement dans les programmes et la circulation de nouvelles, mais aussi dans les processus de décision sur les questions générales.

En liaison avec les modèles de participation active et souvent parallèlement à eux, on observe une tendance dans plusieurs pays industrialisés à décentraliser les médias de masse. Cette tendance s'exprime, par exemple, par la création de stations locales de radios, l'augmentation du nombre de centres de production de programmes ou l'introduction de télévision par câble.
(Source: FAO)

Quand l’utiliser

Les vertus de la radio en tant que moyens de communication et de persuasion n'ont été que trop chantées. Cependant, plusieurs pays africains ont, de nos jours, appris à leurs dépens, qu'il ne suffit pas de disposer d'une radio éducative pour insuffler une dynamique nouvelle au processus de développement et lui donner un sens irréversible.

Dans les pays dits en développement, le manque de moyens (tous ordres confondus) rend peu fréquentes les études d'audience ou les opérations de sondage qui seules peuvent permettre à l'homme de radio de se faire une idée de ses publics, et d'adapter ses programmes aux aspirations et aux attentes des auditeurs. De ce fait, celui-ci s'adresse à un public potentiel et supposé dont les goûts et les préoccupations ne correspondent pas toujours à ceux identifiés ou supposés par les responsables et animateurs de la radio.

En outre, des facteurs économiques, linguistiques et culturels constituent des freins d'accès à la radio pour les auditoires ruraux. Même si, aujourd'hui, on assiste à l'émergence de plus en plus importante d'un pluralisme de la radio en Afrique, force est de constater que dans la plupart des cas, les structures et systèmes de production et diffusion des informations à destination des groupes de base sont aux mains des Etats africains, ceux-ci y exerçant un monopole qui n'est pas de nature à permettre une démocratisation de l'accès aux médias, pour et par ces groupes de base. Ainsi, sur un modèle de communication centralisateur, générant une information univectorielle, pédagogique et moralisatrice, conçue le plus souvent sans la participation des premiers concernés auxquels elle s'adresse, évoluant plus en fonction des calendriers agricoles arrêtés par les services nationaux de la vulgarisation que des préoccupations et aspirations des groupes de base.

Le caractère centralisateur des médias et autres moyens de communication fait qu'avec la crise économique (manque et/ou limitation des moyens pour la production et le suivi de la production radiophonique), le contenu des médias, dont notamment la radio, ne cherche plus à identifier et à intégrer les besoins en formation/communication des auditrices et auditeurs. D'autre part, la fragilité de certains Etats africains ne milite pas en faveur d'une décentralisation ou d'une régionalisation de la radio, gage de réussite pour tout processus de communication participative ; on se limite à quelque déconcentration formelle ou régulatrice.
(Source: FAO)


Astuces et enseignements (ajouter les vôtres)

Impact très important en raison de l'utilisation des langues locales, de la popularité de la radio, du potentiel d'interactivité de cet outil. La capacité d 'appropriation de l'outil par les communautés est importante, s'agissant des stations locales et communautaires.


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